fbpx

Autrement dit, comment transformer ses abonnés en clients ? Si je vous dis : « l’argent est dans la liste » est-ce que ça vous parle ? On va se pencher là-dessus immédiatement car effectivement tout part de là : la liste d’emails.

 

Qu’est-ce que ça veut dire ?

 

Si vous êtes présent sur le marché au Québec en tant qu’agent ou producteur représenté par un agent, SAQ Inspire ne doit pas vous être totalement inconnu. Flou peut-être 😊…ça on y reviendra plus tard…

Qu’est-ce qu’SAQ Inspire ? C’est tout simplement un programme de fidélité clients, qui repose entièrement sur une base de données contenant leurs informations personnelles. Ces clients reçoivent par email des offres promotionnelles hebdomadaires en fonction de leurs goûts et de leur historique d’achats.

La SAQ génère environ 10% de ses ventes via ce programme promotionnel. Quand on connait le prix que doit payer un producteur à la SAQ, pour promouvoir ses produits à travers ce programme et qu’on sait qu’il faudra payer cette somme à chaque fois qu’on voudra promouvoir ses produits via cette base de données, la question légitime qui arrive assez rapidement est : Ne serait-ce pas avantageux pour moi en tant qu’agent/producteur/ intermédiaire d’avoir ma propre base de données pour promouvoir moi aussi directement au consommateur ?

Excellente idée et particulièrement stratégique pour ceux qui possède un site web transactionnel (avec une boutique en ligne) ! Mais comment faire ?

 

Bâtir sa liste, capturer l’information

 

La première des choses, c’est évidemment de collecter les données de vos abonnés (prénom, email minimalement). Plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  1. Le plus commun est de placer un formulaire d’inscription sur votre site web, en bas de page ou bien via une fenêtre pop-up (qui s’ouvre quelques secondes après l’arrivée de votre visiteur)
  2. Un concours via les réseaux sociaux pour offrir une carte cadeau
  3. Un concours durant un salon pour faire tirer une caisse de vins
  4. Offrir un cadeau en téléchargement, des idées recettes par exemple

L’idée c’est de diversifier les sources de collecte de données et de comprendre que chacune de ces sources va attirer un type de client différent. En effet, Un concours va générer plus d’emails mais il faudra par la suite ne conserver que ceux qui « consomment » réellement vos infolettres. Un formulaire sur votre site va générer en moyenne 1% seulement du volume total de vos visiteurs mensuels. Si vous avez 100 visiteurs par mois, vous obtiendrez 1 abonné par mois. C’est peu mais il s’est inscrit de son plein gré, il y a donc de bonnes chances qu’il soit très intéressé par votre contenu et par vos produits.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est plus nécessaire d’avoir des compétences techniques pour les mettre en place sur votre site web. Personnellement, l’outil qu’on utilise et qui offre un support client 4 étoiles et en français, c’est Leadfox. Il vous permettra non seulement de créer des pop-up mais aussi des formulaires et des pages d’attérrissage pour offrir vos téléchargements. Également vous pourrez programmer vos infolettres, c’est ce qu’on peut appeler un tout inclus.

 

Donner, donner et encore donner

 

Quoi de plus désagréable que d’avoir le sentiment d’être perçu comme un porte-monnaie ambulant ?

Que celui ou celle qui n’a jamais cliqué sur se désabonner au bas d’une infolettre parce qu’il la jugeait inintéressante, trop commerciale, envahissante lève la main ?

En effet, enchainer semaine après semaine les titres comme : Profitez du rabais sur mon Cabernet, Achète vite mon rosé en quantité limitée, Notre sélection coup de cœur… envoie un message non subliminal à vos abonnés pour lui dire assez directement sors ton porte-monnaie !

Alors, certes, c’est déjà un peu plus personnel qu’« Infolettre » me direz-vous, qui pourrait être interprété de plusieurs façons par vos abonnés, soit : « mon infolettre est tellement excellente que je n’ai pas besoin de prendre le temps de te dire ce que tu vas y trouver d’intéressant… » ou encore « Mon manque d’inspiration est tellement important que le terme générique me semblait le plus pertinent » 🤣

On vous taquine mais n’oubliez pas que vous êtes aussi des clients pour beaucoup d’entreprises, ce qui vous déplait de manière générale en tant que consommateur, a de grande chance de ne pas plus plaire à vos abonnés.  Dites-vous simplement que le titre, c’est la première impression que vous donnez. Un peu comme le premier nez dans une dégustation 😉

Passons à l’attaque, venons-en au principal : le contenu. Plus vous donnerez à vos abonnés avant même de leur vendre quelque chose, plus votre taux d’ouverture sera important. Petit test rapide, lequel de ces 2 titres vous donne le plus envie de cliquer ?

1 – Nos nouveaux arrivages

2 – Découvrez celui qui parle à l’oreille de ses raisins 

Qu’est ce que viennent chercher les clients quand ils achètent du vin en magasin ? Un conseil le plus souvent, ils aiment être rassurés sur leur choix. Votre expertise, c’est le vin. Partagez vos connaissances, l’histoire de votre vignoble avec vos abonnés, donnez-leur toujours un peu de votre savoir, vos bonnes astuces, vos meilleurs conseils, les erreurs à ne pas commettre… Vous verrez qu’une connexion va se créer. La perception de vos abonnés changera.

Lorsqu’on vous donne un bon conseil, quel est votre réflexe ? Très souvent ça sera de remercier la personne qui vous a donné ce conseil, ou encore de partager cette astuce avec vos amis.

Au contraire, que faites-vous d’une infolettre qui vente une promotion alors que vous n’êtes pas en mode achat ? Supprimer 8 fois 10.

 

Vendre…mais pas que

 

Vendre ses produits ne veut pas dire parler de ses produits et uniquement de ses produits.

En revanche, mettre le consommateur dans un contexte de consommation particulier augmente les chances qu’il se projette un peu plus loin que le moment où il lit votre infolettre.

Comme en magasin, tout est une question d’expérience. Un abonné à qui vous parlez du weekend qui arrive, durant lequel il va certainement voir des amis ou de la famille et partager un moment convivial autour d’un apéro ou d’un repas, n’aura pas du tout la même expérience qu’un abonné à qui vous venez d’envoyer la fiche technique de votre tout nouveau Pinot Noir, même si vous lui dites qu’il est bon, pas cher et médaillé 😉.

Cela ne nous vous empêche pas de faire du placement produit, mais prendre un moment pour « emballer » votre message dans un beau papier (= contexte de consommation) fera toute une différence au niveau de l’expérience de vos abonnés. Ils ne consommeront pas votre contenu de la même façon. Parlez des bénéfices plus que des caractéristiques.

Préférez dire : “Peu importe qui vous prévoyez voir ce weekend, que ce soit tata Nicole pour son 60ième anniversaire au fin fond de la bauce ou votre douce moitié dans le confort de votre appartement, découvrir ce tout nouveau Pinot Noir vous transportera directement au cœur de la Bourgogne.”

Plutôt que : “Nouveauté 100% Pinot Noir, sol argilo calcaire, fruité, équilibré et seulement 19$.” Dans le premier cas, on fait voyager l’abonné (bénéfice), dans le deuxième on lui décrit simplement le produit (caractéristiques).

En conclusion, mettez-vous à la place de vos abonnés et posez-vous la question suivante à chaque fois que vous produisez du contenu : Est-ce que j’apporte une valeur (un conseil, une astuce, une check-list) à mes abonnés/clients avant de leurs demander quelque chose (Achète mon nouveau produit, Profite de mon rabais) ? N’hésitez pas à nous partager vos commentaires.

Pin It on Pinterest

Share This